Envoi massif de carte postale pour les gains de travail permis à l’aide sociale
Québec, le 11 septembre 2023 – L’association pour la défense des droits sociaux Québec métropolitain (ADDSQM) a envoyé plus d’une centaine de cartes postales au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale situé au 425 rue Jacques-Parizeau à Québec. Plusieurs groupes communautaires alliés et des centaines de personnes assistées sociales ont rempli ces cartes postales à travers la province. Les cartes postales, qui ont été réalisées par des militants de l’ADDSQM dénoncent les limites de gain de travail permis aux personnes assistées sociales imposées par le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale. Ce phénomène cause de grands préjudices aux personnes prestataires de l’aide sociale qui peuvent et désirent travailler. « À l’heure actuelle, une personnes assistées sociales aux programmes d’aide sociale ou de solidarité sociale ne peut que gagner 200 $ par mois, les montants supplémentaires sont coupés au chèque d’aide sociale, ce qui équivaut à un taux d’imposition 100% au-delà de 200 $, aucun travailleur ou travailleuse n’accepterait que l’état subtilise l’entièreté de son chèque de paie ! » s’indigne Laurent Lévesque, militant salarié à l’ADDSQM.
En janvier dernier, le programme Revenu de base est entré en vigueur au Québec, ce programme, en plus de répondre à plusieurs revendications historiques de notre groupe, change les règles des gains de travail permis. Malheureusement, ces changements concernent une minorité des personnes assistées sociales qui ont une contrainte sévère à l’emploi de longue durée reconnue par le ministère. L’ADDSQM revendique l’élargissement des règles du programme revenu de base à toutes les personnes assistées sociales, soit que la limite des gains de travail permis soit rehaussée au montant de la prestation, que les revenus excédentaires ne soient retirés qu’à 50% de la prestation et que les gains de travail soient calculés annuellement, ce qui permettrait de réaliser un contrat durant une partie de l’année par exemple. Nous espérons que la ministre Rouleau profitera de la réforme de l’aide sociale prévue cet automne pour changer ces règlements absurdes.
« Ces règles permettraient à ceux et celles qui peuvent et souhaitent travailler de garder une plus grande partie de leur gain de travail, il me semble que c’est la moindre des choses. Ces gains de travail sont souvent utilisés par les prestataires pour pallier à l’insuffisance des prestations du programme d’aide sociale qui ne permet pas à une personne de couvrir ses besoins de base et de vivre dignement » soutient Danielle Lambert militante salariée à l’ADDSQM.
Association pour la défense des droits sociaux Québec Métropolitain (ADDSQM)
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